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12/08

Banquier et artisan : une relation de fond(s)

 

Le banquier est l’un des interlocuteurs privilégiés de l’entreprise. L’établissement de liens solides avec lui peut faire la différence pour assurer le succès de nos affaires. Alors entretenons le dialogue…et nos fonds propres.

Au-delà de nos besoins ponctuels, il faut le rencontrer périodiquement selon notre volume d’affaires (tous les trimestres, deux fois par an…). Présenter notre dernier bilan est un incontournable. En effet, la banque y a accès (à condition d’être sous forme de société), et lui permet d’évaluer son risque en complément d’analyses sectorielles. Nous avons donc tout intérêt à lui présenter pour faire parler les chiffres, expliquer nos particularités et nous projeter ensemble sur la base de nos affaires en cours. Bref, un lien de confiance personnalisé ne peut qu’être bénéfique à notre entreprise artisanale !

Ce qu’il va regarder en premier ?
- la solidité de nos fonds propres (le capital de départ augmenté d’une part des bénéfices annuels) ;
- ensuite si ces fonds propres sont suffisants par rapport au reste du passif (l’ensemble des dettes bancaires, fournisseurs, sociales et fiscales) : on parle d’indépendance financière ;
- mais aussi de ce dont nous disposons pour faire tourner l’exploitation : le fonds de roulement (fonds propres + financements bancaires – dépenses d’investissements), car il va servir à financer notre besoin en fonds de roulement (la valeur des stocks + les  créances clients – les  dettes fournisseurs).
Si le fonds de roulement est supérieur, notre trésorerie est structurellement positive ; si c’est l’inverse, c’est le découvert chronique…

On comprend vite qu’une clé d’un bon bilan est de consolider ses fonds propres dans le temps ! Alors soignons le, et rappelons-nous que BPI France et le médiateur du crédit sont là pour nous épauler dans nos besoins de financements. Notre organisation professionnelle et notre Chambre de métiers sont aussi là pour nous conseiller.