Un projet qui appelle à plus de concertation

À l’approche des élections, le projet de réforme de la gouvernance des chambres de métiers, validé en mai par CMA France, marque une étape importante mais soulève de nombreuses réserves.
En avril, un projet de réforme de la gouvernance des chambres de métiers a été présenté à la Conférence des présidents de région, avant d’être validé le 14 mai 2025 par le bureau national. Ce texte marque une évolution majeure de l’organisation consulaire, dans le prolongement de la régionalisation de 2021.
Le projet prévoit de maintenir les règles électorales actuelles tout en réduisant fortement le nombre d’élus, de 2 500 à 1 500.
La représentation serait désormais structurée au niveau régional, avec un président de département désigné par l’assemblée constitutive, mais issu de la liste gagnante. Les bureaux régionaux seraient resserrés autour du président de région, de six vice-présidents, d’un trésorier et de son adjoint, ainsi que des présidents départementaux par délégation. Les commissions territoriales deviendraient, elles, facultatives.
Pour le collectif Fiers d’être Artisans, cette réforme va dans le bon sens mais souffre d’un manque de concertation. Plusieurs points soulèvent désaccord : la présence des vice-présidents de région en assemblée générale nationale, ou encore celle des présidents départementaux au bureau de CMA France. D’autres sujets essentiels sont absents du texte : la question des rémunérations et de leur cumul, la limitation du nombre de mandats, ou encore l’interdiction de cumuler certaines fonctions, notamment entre la présidence nationale et régionale.
Fiers d’être Artisans plaide ainsi pour une gouvernance modernisée, représentative et transparente, qui associe véritablement les acteurs de terrain aux décisions et redonne aux chambres leur utilité politique au service des artisans.